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Le chiffrage BIM transforme profondément la manière dont les économistes de la construction, bureaux d’études et maîtres d’œuvre produisent leurs estimations. Dans un contexte marqué par la pression sur les délais et la fragilisation des marges, la fiabilité et la rapidité d’exécution deviennent des enjeux structurants.

Le Baromètre BTP 2026 mené par SOC Informatique montre que l’automatisation du chiffrage est désormais la priorité d’investissement numérique des professionnels du secteur . Ce constat reflète une réalité terrain : les méthodes traditionnelles atteignent leurs limites.

Voici une vision complète du chiffrage BIM, de ses principes techniques à sa mise en œuvre opérationnelle.

Qu’est-ce que le chiffrage BIM ?

Le chiffrage BIM s’inscrit dans la logique du BIM 5D, c’est-à-dire l’intégration de la dimension financière à la maquette numérique. Contrairement à une estimation classique fondée sur des relevés manuels ou des métrés 2D, il exploite directement les données intégrées dans les objets 3D.

Chaque élément de la maquette contient des paramètres techniques : dimensions, matériaux, classifications, propriétés spécifiques. Le chiffrage BIM consiste à relier ces paramètres à des prestations et à des prix unitaires afin de générer une estimation structurée.

Du métré 2D au BIM 5D

Historiquement, le métré s’effectue sur plan PDF ou papier. Les surfaces et volumes sont relevés manuellement, puis ressaisis dans Excel. Cette méthode fonctionne, mais elle multiplie les manipulations.

Avec le BIM, les quantités sont extraites directement depuis la maquette numérique. Les solutions compatibles IFC permettent d’importer la géométrie et d’exploiter les classifications . La donnée est utilisée à la source.

Le BIM 5D ajoute une couche supplémentaire : le lien automatique entre quantité et coût. Une modification de la maquette peut entraîner une mise à jour immédiate des estimations.

Différence entre métré BIM et chiffrage BIM

Le métré BIM correspond à l’extraction des quantités. Le chiffrage BIM va plus loin. Il intègre l’affectation des ouvrages, le calcul du déboursé, l’estimation du prix de revient et la génération des documents financiers comme la DPGF ou le DQE.

Certains plugins intégrés à Revit permettent d’affecter automatiquement plusieurs ouvrages à un même objet en fonction de ses paramètres. Le chiffrage ne dépend donc plus uniquement de ce qui est graphiquement visible.

Pourquoi le chiffrage BIM devient prioritaire en 2026 ?

Le secteur du BTP évolue dans un environnement sous tension. Les projets sont plus techniques, les contraintes réglementaires plus fortes, les exigences environnementales plus structurantes.

Le Baromètre BTP 2026 met en évidence une pression accrue sur les délais et une fragilisation des marges . Dans ce contexte, chaque erreur d’estimation peut avoir un impact direct sur la rentabilité d’un projet.

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Baromètre BTP 2026 - Automatisation - BIM - IA

Pression sur les marges et les délais

Les maîtres d’ouvrage attendent des estimations fiables dès les phases amont. Les équipes doivent produire plus rapidement des documents structurés et cohérents.

Un chiffrage approximatif peut entraîner des écarts budgétaires importants ou des offres déséquilibrées. La précision devient un facteur de crédibilité.

L’automatisation comme levier stratégique

L’automatisation du chiffrage est aujourd’hui perçue comme un levier de compétitivité . Elle permet de sécuriser la production documentaire et de réduire les ressaisies.

Dans un environnement où 80 % des BET utilisent encore principalement Word et Excel , le passage au chiffrage BIM représente un avantage organisationnel significatif.

Les limites d’un chiffrage Excel ou Word

Word et Excel restent omniprésents dans les bureaux d’études. Ces outils sont accessibles et maîtrisés. Cependant, ils ne sont pas conçus pour centraliser et synchroniser automatiquement les données projet.

Problèmes de versions et ressaisies

Les retours terrain montrent des pratiques répétitives : copier-coller d’anciens CCTP, ajustements manuels de DPGF, vérifications successives des formules Excel .

Chaque modification implique une intervention humaine. Les versions se multiplient et la traçabilité devient complexe.

Incohérences entre CCTP et DPGF

Lorsqu’un descriptif évolue, la DPGF n’est pas toujours mise à jour simultanément. Cette désynchronisation peut générer des incohérences techniques et financières.

Un logiciel métier centralisé permet la répercussion automatique des modifications d’un document à l’autre . La cohérence est intégrée au système.

Comment fonctionne un chiffrage BIM efficace ?

Un chiffrage BIM performant repose sur une chaîne structurée allant de l’extraction des quantités à la génération des documents financiers.

1. Extraction des quantités depuis une maquette IFC

Les logiciels compatibles IFC permettent d’importer la maquette et d’exploiter les propriétés géométriques et classifications . Les surfaces, volumes et linéaires sont calculés automatiquement.

2. Affectation des prestations aux objets

Un plugin intégré à Revit permet d’affecter des ouvrages en fonction des paramètres techniques des objets . Un seul objet peut générer plusieurs prestations distinctes. Cette automatisation réduit les oublis et améliore la cohérence des estimations.

3. Mise à jour automatique en cas de modification

Lorsque la maquette évolue, les quantités se recalculent. Les rapports peuvent être régénérés. Le chiffrage suit l’évolution du projet. Cette dynamique limite les risques liés aux ajustements manuels.

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Quels outils pour réussir son chiffrage BIM ?

La réussite d’un chiffrage BIM ne repose pas uniquement sur l’exploitation d’une maquette numérique. Elle dépend de la cohérence de l’écosystème d’outils mis en place et de leur capacité à communiquer entre eux sans rupture de données et aussi de la méthode utilisée. Extraction des quantités, affectation des prestations, génération des pièces écrites et analyse financière doivent s’inscrire dans un flux structuré et centralisé.

Un chiffrage BIM efficace suppose donc une chaîne d’outils capable de relier la maquette 3D aux documents contractuels, tout en garantissant la mise à jour automatique des informations en cas d’évolution du projet. L’objectif n’est pas d’empiler des logiciels, mais de construire un processus fluide, où chaque étape alimente la suivante sans ressaisie ni perte d’information.

Plugin Revit pour calcul automatique

Le plugin BIMQuantify directement intégré directement dans Revit permet d’accéder aux prestations et quantités, avec répercussion automatique des modifications et export vers Excel ou logiciel métier.

Métrés 2D/3D et maquettes IFC

Le logiciel JustBIM compatible PDF et IFC facilite la transition entre projets traditionnels et BIM . Il permet de travailler aussi bien sur des plans 2D que sur des maquettes 3D.

Centralisation CCTP, DPGF et analyse des offres

Le logiciel métier DeviSOC dédié permet de centraliser les données projet, générer les CCTP et DPGF et analyser les offres entreprises. Cette centralisation constitue le socle d’un chiffrage BIM sécurisé.

Cas concret : workflow chiffrage BIM automatisé

Un workflow type peut s’organiser de manière fluide : la maquette est conçue sous Revit, les quantités sont extraites automatiquement, les prestations sont affectées, les documents financiers sont générés, puis les consultations sont lancées.

Ce processus réduit les ressaisies, améliore la traçabilité et renforce la cohérence globale du projet.

Quels gains mesurables attendre ?

Les gains observés sont organisationnels et stratégiques. Le temps consacré aux corrections diminue. La cohérence documentaire progresse. La capacité à répondre aux appels d’offres augmente. Le Baromètre BTP 2026 confirme que l’automatisation constitue un levier direct de performance.

Comment mettre en place le chiffrage BIM dans votre structure ?

La transition peut être progressive et structurée.

1. Structurer une base d’articles techniques

La création d’une bibliothèque d’articles constitue une première étape solide pour relier descriptifs et quantités .

2. Former les équipes aux processus

Les retours de formation montrent que la compréhension des processus techniques accélère l’adoption des outils .

3. Lancer un projet pilote

Tester le chiffrage BIM sur une affaire représentative permet de mesurer concrètement les gains et d’ajuster les méthodes avant un déploiement global.

Conclusion

Le chiffrage BIM s’impose comme une évolution logique du métier d’économiste de la construction. Dans un environnement marqué par la complexité croissante des projets et la pression sur les marges, la fiabilité des estimations devient un facteur déterminant.

Exploiter les données d’une maquette numérique pour automatiser l’extraction des quantités, structurer les prestations et synchroniser les documents financiers permet de sécuriser les consultations et d’améliorer la performance globale des projets.

Les structures qui engagent dès aujourd’hui cette transition gagnent en cohérence documentaire, en rapidité d’exécution et en capacité de réponse aux appels d’offres. Le chiffrage BIM ne remplace pas l’expertise métier. Il la renforce.

Si vous souhaitez structurer votre processus de chiffrage BIM ou évaluer les solutions adaptées à votre organisation, il est possible d’engager une démarche progressive, à partir d’un projet pilote ou d’un audit de vos méthodes actuelles.

FAQ sur le chiffrage BIM

Qu’est-ce que le chiffrage BIM ?
Le chiffrage BIM consiste à calculer automatiquement les quantités et les coûts d’un projet à partir d’une maquette numérique (IFC ou Revit). Il s’appuie sur l’exploitation des données géométriques et des propriétés des objets 3D pour générer des estimations fiables et mises à jour dynamiquement.
Quelle différence entre métré BIM et chiffrage BIM ?
Le métré BIM concerne l’extraction des quantités depuis la maquette. Le chiffrage BIM ajoute la dimension financière : affectation des prix unitaires, calcul des déboursés, génération de DPGF et estimation globale.
Peut-on chiffrer directement dans Revit ?
Oui, via un plugin spécialisé permettant d’exploiter les nomenclatures et paramètres des objets Revit pour calculer les quantités et les coûts, puis exporter vers Excel ou un logiciel de gestion des pièces écrites.
Comment éviter les erreurs entre CCTP et DPGF ?
L’utilisation d’un logiciel centralisé permet de lier automatiquement les descriptifs (CCTP) aux quantités et aux prix (DPGF). Toute modification se répercute sur l’ensemble des documents associés.

Pour aller plus loin

Le chiffrage BIM s’inscrit dans une démarche plus large d’automatisation et de structuration des processus en économie de la construction. Si vous souhaitez approfondir le sujet, plusieurs ressources complémentaires peuvent vous aider à consolider votre méthode. Vous pouvez consulter notre guide complet sur l’automatisation du chiffrage et de la rédaction des CCTP, qui détaille les bénéfices concrets d’un environnement centralisé et synchronisé entre quantités et pièces écrites.

Pour comprendre les tendances actuelles du secteur et les priorités d’investissement numérique des professionnels, le Baromètre BTP 2026 apporte une vision chiffrée et terrain des évolutions en cours.

Si votre enjeu concerne la structuration d’une base d’articles technique, notre guide pratique pour construire une bibliothèque CCTP réutilisable vous accompagnera étape par étape dans cette démarche.

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Chiffrage BIM - SOC Informatique