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Dans cet article :

    Interview de Stéphane Le Roy

    Retrouvez l’épisode 1 de l’interview de Stéphane Le Roy, économiste de la construction depuis 30 ans et consultant BIM 5D. Il est également utilisateur et très gros contributeur sur notre outil JustBIM !

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    Le BIM 5D occupe une place croissante dans les discussions du secteur de la construction. Pourtant, il reste souvent mal compris : réduit à un logiciel, confondu avec la maquette numérique, ou présenté comme une promesse technologique déconnectée des réalités du terrain.

    Pour les économistes de la construction et les maîtres d’œuvre, la question n’est pas « quel outil BIM 5D choisir ? » mais « comment structurer ma démarche pour que le chiffrage soit fiable, communicable et utile à chaque phase du projet ? »

    C’est précisément ce que cette série d’articles et de vidéos cherche à explorer, en donnant la parole à des professionnels qui pratiquent le BIM 5D au quotidien. Ce premier épisode présente Stéphane Le Roy, économiste de la construction, consultant BIM 5D et fondateur de FlexBIM5D qui pose les bases d’une réflexion que nous approfondirons dans les épisodes suivants.

    Qu’est-ce que le BIM 5D, concrètement ?

    Le BIM  (Building Information Modeling) se décline en plusieurs dimensions qui correspondent chacune à une couche d’information intégrée à la maquette numérique :

    Le BIM 3D concerne la géométrie et la représentation volumique des ouvrages.
    Le BIM 4D y ajoute la dimension temporelle : le phasage et la planification du chantier.
    Le BIM 5D intègre la dimension économique : l’estimation des coûts, le chiffrage par ouvrage, la DPGF, les métrés liés aux objets de la maquette.

    En théorie, le BIM 5D permet d’alimenter automatiquement un bordereau de prix à partir des quantités extraites de la maquette. En pratique, les choses sont plus complexes : la qualité des données dépend de la maturité de la maquette, du niveau de détail des objets, de la cohérence des familles Revit et des conventions d’attribution.

    C’est pourquoi le BIM 5D ne peut pas se résumer à un simple outil d’extraction de quantités. Il exige une méthode, une organisation des données en amont, et une véritable compétence économique pour que les chiffres produits soient exploitables.

    Stéphane Le Roy : 30 ans de terrain pour replacer le BIM 5D à sa juste place

    Stéphane Le Roy exerce le métier d’économiste de la construction depuis plus de 30 ans. Son parcours est international : France, Canada (Québec), Polynésie française. Membre actif de l’UNTEC depuis 1994, il a également été membre de l’AEECQ au Québec de 2007 à 2021.

    Après des expériences en entreprise notamment chez Paul Minangoy et Léon Grosse à Lyon, il s’installe en profession libérale dès 1994 avant de fonder, en 2021, sa société FlexBIM5D.

    Son profil est double, et c’est fondamental pour comprendre ce qu’il dit ensuite :

    Économiste de terrain – impliqué sur des projets publics et privés, de la phase concours jusqu’à l’attribution des marchés (ESQ, APS, APD, PRO, DCE, ACT), au sein d’équipes pluridisciplinaires.

    Consultant BIM 5D – accompagnant agences d’architecture, bureaux d’études et entreprises dans la structuration et la fiabilisation de leurs chiffrages.

    Cette double casquette lui confère une lecture du BIM 5D que peu d’intervenants ont : celle d’un praticien qui comprend autant les contraintes économiques d’un projet que les enjeux organisationnels de sa mise en œuvre numérique.

    Le BIM 5D n’est ni un outil, ni une maquette : c’est l’alignement entre un métier, une méthode et des outils.

    – Stéphane Le Roy

    Pourquoi le BIM 5D ne se résume pas à un logiciel ?

    La méthode FlexBIM5D n’est pas née d’un engouement technologique. Elle est née d’une frustration très concrète : l’impossibilité de communiquer les coûts de construction d’un pays à l’autre.

    En arrivant au Canada, Stéphane Le Roy se heurte à une réalité déconcertante. Même bâtiment, mêmes réalités physiques mais deux langages économiques totalement incompatibles.

    En France, les coûts sont structurés par lots ou macro-lots, en miroir de l’organisation du marché de la construction : entreprises spécialisées, marchés publics attribués à l’offre économiquement la plus avantageuse, compétences métiers segmentées.

    Au Canada, le raisonnement s’organise par systèmes constructifs (UNIFORMAT), les spécialités sont décrites via le MasterFormat, et les marchés sont attribués au plus bas soumissionnaire par des entrepreneurs généraux avec peu de transparence économique en phase amont.

    Cette friction, deux cultures, deux codes, zéro compatibilité directe est le point de départ de FlexBIM5D. Non pas comme un outil pour automatiser, mais comme une méthode pour structurer et communiquer les coûts quelle que soit la configuration du projet.

    De la maquette au métré

    Vous travaillez avec des maquettes BIM et souhaitez structurer votre démarche d’extraction de quantités ? Ce guide vous accompagne étape par étape, de la lecture IFC jusqu’à l’alimentation de votre DPGF.

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    La méthode FlexBIM5D : une démarche progressive, pas un outil

    FlexBIM5D repose sur une conviction forte : le BIM 5D est une démarche, pas un outil. Ce que Stéphane Le Roy a cherché à construire, c’est une méthodologie flexible, universelle et progressive, capable de s’adapter à l’avancement du projet, à la qualité des données disponibles et au contexte culturel et organisationnel.

    La méthode s’appuie sur plusieurs piliers concrets :

    Une grille de montée en maturité : du niveau débutant jusqu’au niveau expert, pour accompagner chaque structure à son rythme, sans rupture brutale avec les pratiques existantes.

    Un accompagnement humain : basé sur l’écoute, le respect des compétences métiers et un coaching progressif. La technologie ne remplace pas l’économiste : elle l’augmente.

    Des supports concrets : bases de données structurées, compositions types, processus adaptables à la réalité du terrain, benchmarks construits à partir de données réelles consolidées.

    Les livrables produits dans cette démarche vont bien au-delà des simples métrés : sommaires de coûts structurés (UNIFORMAT II), compositions chiffrées avec visuels 3D, allotissements métiers détaillés, structures de découpage projet (WBS), gestion des variantes et options, exports IFC enrichis de données économiques.

    Ce qui distingue cette approche, c’est qu’elle ne part pas du logiciel pour remonter vers le métier. Elle part du métier pour descendre vers les outils.

    Ce que change une vraie approche BIM 5D pour l’économiste

    Pour un économiste de la construction, l’intérêt du BIM 5D structuré n’est pas d’aller plus vite pour aller plus vite. C’est de produire des données économiques fiables, communicables et réutilisables tout au long du projet.

    Concrètement, une démarche BIM 5D bien structurée permet :

    De fiabiliser les estimations en phase amont : en s’appuyant sur des quantités extraites de la maquette plutôt que sur des ratios approximatifs.

    De faciliter la collaboration autour des coûts : en produisant des livrables lisibles par toutes les parties prenantes : maître d’ouvrage, architecte, BET, entreprises.

    D’améliorer la traçabilité économique : en conservant un lien clair entre les objets de la maquette, les métrés et les prix unitaires.

    De gagner du temps sur les phases de mise à jour : quand la maquette évolue, les quantités se mettent à jour, et l’économiste contrôle plutôt que ressaisit.

    Ce ne sont pas des promesses : ce sont des résultats qui dépendent d’une condition préalable. La méthode doit être en place avant que l’outil ne soit ouvert. C’est exactement ce que cet épisode cherche à poser.

    À venir dans cette série

    Ce premier épisode est volontairement positionné sur le fond, pas sur les fonctionnalités. Stéphane Le Roy ne parle pas encore d’outil même si il est un fervent contributeur de notre logiciel JustBIM. Il pose les bases d’une réflexion sur le rôle de l’économiste dans la démarche BIM 5D. Nous verrons aussi plus en détail notre logiciel de métré BIM

    Les prochains épisodes entreront progressivement dans le concret :

    • Le rôle réel des outils dans une démarche BIM 5D structurée.
    • La place de JustBIM dans cette approche : complémentarité 2D / 3D / IFC.
    • Les usages concrets, les gains mesurés, mais aussi les limites assumées.
    • Comment le BIM 5D peut redevenir un outil d’aide à la décision, et non une simple usine à quantités.

    Conclusion

    Replacer le BIM 5D dans son vrai contexte, c’est accepter qu’il ne se réduit pas à un logiciel ni à une extraction automatique de quantités. C’est reconnaître le rôle central de l’économiste comme acteur du pilotage des coûts, construire une méthode adaptée au terrain avant de choisir des outils, et aborder la montée en maturité BIM comme un processus progressif et humain.

    Stéphane Le Roy incarne cette vision depuis 30 ans et sur trois continents. La suite de cette série vous donnera les clés pour passer du cadre théorique aux usages concrets.

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    Questions fréquentes sur le BIM 5D

    Quelle est la différence entre BIM 3D, 4D et 5D ?

    Le BIM 3D correspond à la maquette numérique géométrique. Le BIM 4D y intègre la planification temporelle (phasage chantier). Le BIM 5D ajoute la dimension économique : chiffrage, métrés liés aux objets, DPGF. Chaque dimension suppose une maturité croissante dans l’organisation et les données du projet.

    Le BIM 5D est-il réservé aux grands projets ?

    Non. La méthode FlexBIM5D part précisément du constat qu’une approche BIM 5D peut être mise en œuvre de façon progressive, quel que soit le type ou la taille du projet. L’enjeu est d’adapter le niveau de détail à la qualité des données disponibles et à l’avancement du projet et non d’imposer un cadre rigide.

    Quels outils utiliser pour faire du BIM 5D ?

    Les outils viennent en soutien d’une méthode, pas à sa place. Des logiciels comme JustBIM permettent d’extraire des quantités depuis des plans PDF ou des maquettes IFC et de les alimenter directement dans un bordereau de prix. Mais leur efficacité dépend de la qualité des données en entrée et de la structuration préalable du chiffrage.

    Qu’est-ce que la méthode FlexBIM5D ?

    FlexBIM5D est une méthodologie créée en 2021 par Stéphane Le Roy, économiste de la construction et consultant BIM 5D. Elle propose une grille de montée en maturité progressive, des supports concrets (bases de données, compositions types, livrables structurés) et un accompagnement humain adapté au contexte de chaque structure. Elle est conçue pour être universelle et adaptable à tous les contextes culturels et organisationnels.

    Quel est le rôle de l’économiste dans une démarche BIM 5D ?

    L’économiste est l’acteur central du BIM 5D. C’est lui qui pilote et valide les coûts, qui structure les données économiques de la maquette et qui garantit la fiabilité des livrables produits. Dans une démarche BIM 5D bien organisée, l’économiste contrôle l’outil, il ne subit pas ses limites.

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