Prédictions BTP 2026 : BIM, chiffrage et CCTP, ce que révèle le terrain
Pourquoi parler de prédictions BTP 2026 maintenant ?
Chaque fin d’année, les contenus sur les tendances BTP ou dans chaque secteur d’ailleurs se multiplient. Chez SOC Informatique, nous avons pris une autre approche : regarder ce que vivent réellement les professionnels dans leurs projets, leurs outils et leurs contraintes.
Le dernier trimestre 2025 a été marqué par :
- une surcharge de travail persistante,
- des outils jugés inadaptés,
- une attente très forte autour de l’automatisation et du BIM.
Ces signaux dessinent clairement les prédictions BTP 2026.
Ce que dit notre dernière étude BTP
La majorité des répondants était des économistes de la construction et plus de la moitié des répondants travaille dans des structures de moins de 10 salariés. Dans les grandes lignes, voici les premiers constats :
- 49 % se déclarent débutants en BIM
- 41 % n’échangent jamais de maquettes numériques
- 80 % utilisent encore Word et Excel pour les CCTP, DPGF et chiffrages
Les priorités d’investissement pour 2026 :
- automatisation du chiffrage,
- génération et contrôle des CCTP,
- analyse automatique des offres,
- outils BIM et suivi de chantier numérique.
Ces résultats posent le décor des tendances à venir.
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1. La fin de la maquette BIM « muette »
Cela signifie, qu’en 2026, une maquette BIM qui ne produit ni quantités, ni coûts, ni liens avec les pièces écrites n’a plus de valeur opérationnelle.
La maquette numérique devient une base de données projet :
- métrés automatiques,
- chiffrage BIM,
- mise à jour des DPGF,
- lien direct avec les CCTP.
Ce que disent les professionnels et leurs attentes BIM exprimées dans l’étude sont très claires, ils veulent gagner du temps, limiter les erreurs et mieux coordonner les lots. Récemment, un économiste interrogé résumait bien la situation :
» Je veux un logiciel où les articles sont enregistrés, qu’on vient juste sélectionner dans le CCTP. «
2. Le copier-coller CCTP / DPGF devient obsolète
Le problème actuel
Aujourd’hui encore, la majorité des projets repose sur :
- des copier-coller entre Word et Excel,
- des incohérences entre CCTP et DPGF,
- des erreurs de version,
- une absence de base de données centralisée.
C’est l’un des freins majeurs identifiés dans l’étude. Ce qui devrait changer en 2026 et ce que les professionnels attendent des logiciels CCTP et DPGF automatisés, ils veulent des logiciels capables de :
- synchroniser les documents entre eux,
- éviter les ressaisies,
- fiabiliser les pièces écrites.
L’automatisation des CCTP et DPGF arrive en tête des usages IA et numériques envisagés.
3. L’interopérabilité devient une exigence standard
Pourquoi c’est stratégique ?
Les projets impliquent de plus en plus d’acteurs, de logiciels et de formats : PDF, Excel, Revit, DWG, IFC…
L’étude montre une attente forte autour d’une meilleure interopérabilité entre outils. Il y a de gros progrès à faire sur cette partie, qui compte vraiment beaucoup pour les professionnels de la construction.
En 2026, les formats fermés deviennent un frein opérationnel. Les appels d’offres, notamment publics, privilégient les environnements capables d’importer, d’exporter et de croiser les données sans ressaisie.
L’interopérabilité BIM n’est pas un « plus ». Cela devient un prérequis. Certains même parleront de normes…
4. Le BIM 5D passe en temps réel
Ce que recherchent les professionnels
Dans l’étude, on note que les usages prioritaires de l’IA et du BIM sont surtout :
- Automatiser les métrés et DPGF,
- Analyser automatiquement les offres,
- Optimiser la lecture des plans,
- Améliorer la veille réglementaire.
Cela implique que le BIM 5D évolue vers des coûts mis à jour en continu, des quantités recalculées automatiquement, un lien direct entre maquette, chiffrage et suivi de chantier. On ne parle plus de BIM « théorique », mais de BIM opérationnel, directement exploitable dans les projets.
Si on devait résumer ce que 2026 va vraiment changer dans le BTP, cela pourrait être :
- Les maquettes BIM deviennent actives et exploitables
- Les CCTP et DPGF s’automatisent
- L’interopérabilité devient obligatoire
- Le chiffrage BIM et le BIM 5D passent en temps réel
- Word et Excel montrent leurs limites dans les projets complexes
Ce que veulent les professionnels du BTP en 2026
L’étude est très claire sur ce point et tant mieux ! Les attentes ne portent pas sur « plus de technologie », mais sur du concret, du quotidien, qui pourrait se résumer à :
- Moins de ressaisie,
- Moins d’erreurs,
- Plus de cohérence,
- Des outils simples, adaptés aux petites structures,
- Un gain de temps mesurable sur chaque projet.
Prédictions BTP 2026 : pas des promesses, des bascules
Enfin, ces évolutions ne sont pas des effets de mode. Elles sont déjà en cours dans les bureaux d’études, chez les économistes, les maîtres d’œuvre et les entreprises. On le constate sur de nombreux projets déjà et certains acteurs en parlent déjà depuis plusieurs mois.
2026 ne sera pas l’année du BIM « en plus ». Ce sera l’année du BIM utile, connecté aux CCTP, aux DPGF et au chiffrage réel.
La question n’est plus « faut-il évoluer ? » Mais « avec quels outils, et pour quels gains concrets ? » Pour y répondre, rien de mieux que de laisser la parole à nos clients, qui parlent d’usages concrets, de retours d’expérience terrain…